jeudi 29 août 2013

Plage Esposende (jeudi 08/08/2013 – Partie 1/2)

     Après Braga et Guimares, nous nous arrêtons le soir à la plage d’Esposende. La plage en elle-même est pas mal et bien longue, quoi que très touristique. Ici aussi on est en fait à l’embouchure d’une rivière (grande cette fois), ce qui permet d’avoir une zone pour débutant pour le windsurf ou le kitesurf, avec une mise à l’eau plutôt rive sud où il y a la dune de sable. La rive nord où on était est bien aménagée avec une promenade et l’estuaire est plus de type zone humide avec de la vase, une descente de bateau en béton doit permettre de se mettre à l’eau mais c’est loin d’être glamour.
    Côté mer ça peut aussi naviguer apparemment mais le vent ne rentre pas super et il y a beaucoup trop de baigneurs en été. Il y avait par contre de petites vagues certainement exploitables en SUP ou surf en fin de journée quand le monde s’en va.
    A noter qu’au Portugal on change de fuseau horaire : il est 1h de moins qu’en France. Les lèves-tôt s’en réjouiront peut-être mais nous ça nous à mis un gros coup au moral d’avoir le soleil qui se couche à 21h au mieux en plein mois d’août… Je ne sais pas si ce changement de fuseau horaire l’explique, mais les portugais sont très matinaux comparés aux français : dès 9h du matin il y a déjà du monde sur les plages (ça s’est vérifié partout où on a été dans tout le pays), vers 10h les parkings sont déjà blindés et ça ne désemplit pas jusqu’à 19h (en gros l’heure à laquelle les postes de secours et toilettes ferment).

En face la dune où on peut se mettre à l'eau pour naviguer safeLe balladoir passe le long de petits remparts

     Pour dormir maintenant : passez votre chemin ! En effet, si la plage présente des commodités appréciables telles que des douches et des toilettes (fermées dès 19h) ainsi que des commerces non loin pour faire les courses, c’est avant tout parce qu’elle est très touristique et animée même la nuit… Les places de parking sont le long de la route, le problème c’est que celle-ci est bien large et longue, les voitures passent donc très vite faisant un bruit d’enfer, sans compter les promeneurs nocturnes et autres cris incongrus. Au final on a vraiment pas bien dormi. C’est dommage parce que les douches sont à l’extérieurs tout comme des rince-pieds permettant même de recharger tranquillement en eau…

  • Parking : goudronné avec plein de belles et longues places en bataille, par contre elles sont le long de la route….
  • Tranquillité : … donc beaucoup de bruit avec les voitures qui passent vite. Toute la vie nocturne de l’endroit est également bruyante, à éviter pour dormir. Le matin ça arrive en masse dès 9h.
  • Toilettes : oui, publique au niveau du poste central et ferment à 19h. Il y en a d’autres qui ferment bien plus tard un peu plus au nord derrière un bouiboui à glaces/snack, elles leur appartiennent et sont normalement réservées aux clients mais elles sont un peu à l’écart donc ça peut passer.
  • Douches : oui toujours au niveau du poste central en béton. Elles sont à l’extérieur des toilettes donc peuvent être utilisées la nuit (mais ça caille).
  • Recharge en eau : oui au niveau des rinces-pieds des douches, à l’extérieur donc et parfait pour les bidons et grandes bouteilles. Eau un peu tiédasse bizarre quand on y était mais ça ne devait être qu’une impression. Sinon en journée au robinet dans les toilettes publiques mais pas beaucoup d’espace.
  • Autres : des commerces pas trop loin pour les courses.
  • Guimares (mercredi 07/08/2013 – Partie 2/2)

         … En effet, quand on descend vers le sud-est depuis Braga, on tombe alors sur Guimares, sa devise : “ici est né le Potugal”. Il faut dire que c’est une des plus anciennes villes du Portugal et que c’est là où est né Afonso Henriques, 1er roi du Portugal reconnu en 1143 (bim, un peu d’histoire, ça vous la coupe hein bande de chmoutes !).  Son centre ville est vraiment pittoresque avec des rues piétonnes étroites bordées de vieilles maisons anciennes, donnant au lieu une atmosphère à la Disneyland (dans le bon sens du terme). C’est super mignon mais, si on apprécie les rues façon labyrinthe, on regrette que la municipalité ne mette pas plus d’indications à disposition pour se repérer (ce qui est très portugais soit dit en passant, essayez donc toujours d’avoir avec vous un plan d’où vous allez sous peine de tournicoter pas mal pour trouver ce que vous cherchez).
     
        Le plus connu à Guimares reste sa place principale avec son église "Nossa Sanhora da Olivaira”, l’olivier sus-nommé, et l’oratoire gothique "Padão do Salado". C’est assez unique, tout comme la légende entourant le lieu. Selon elle, “l’oratoire se dresse à l’endroit où se trouvait Wamba lorsque les messagers accoururent pour l’informer qu’il avait été désigné par ses airs comme roi des Wisigoths. Ayant alors planté le manche de sa charrue en olivier dans le sol, il proclama qu’il n’accepterait la couronne que lorsque ce bout de bis aurait fleuri. Manque de bol, le manche se couvrit alors immédiatement de feuilles et Wamba se trouva donc contraint d’accepter sur-le-champ la lourde tâche” (c’est toi la tâche !).

    Les ruelles bien anciennesL'église "Notre-Dame-de-l'Olivier"L'oratoire "Padão do Salado"
    Sous un autre angleEt encore un autre, les restos étant nombreux

         Mais il serait très restrictif de limiter cette ville à sa place principale ! En effet, en remontant vers le nord, on sort progressivement de la vieille ville pour passer d’abord par une place plus moderne, puis par un bâtiment massif et assez incongru avec toutes ses cheminées (le “Paço dos Duques de Bragança”) pour enfin arriver au château..!  :)

    Place "moderne" côté droit dans le sens de la montéeWTF is that ?!Château fort en pommes !

         Et ce n’est pas du petit château “blin-bling” pour se la raconter avec les petites dorures et compagnie. Non là c’est du bon château fort bien massif avec de la grosse pierre bien épaisse façon Kaamelott. Ca change un peu de ce qu’on a l’habitude de voir (surtout nous après Paris) et il a franchement de la gueule ce château perché sur sa colline.
         En plus son enceinte est ouverte au publique et accueillait ce jour là un fauconnier venus avec quelques uns de ses rapaces. Spectacle magnifique et quelle confiance dans ses oiseaux qu’il passait d’étranger en étranger sans accroc, un grand respect et vraiment un endroit à voir.
         Au passage je profite de cette remarque pour vous dire qu’un truc qu’on a beaucoup aimé au Portugal c’est que dans l’ensemble on vous laisse faire ce que vous voulez à vos risques et périls. Je m’explique : dans tout ce que vous serez amenez à visiter gratuitement, vous pourrez aller globalement partout où vous voulez et même dans des endroits franchement chauds niveau sécurité. Ici je vous donne l’exemple des rapaces où c’était gratuit, au milieu de tous les gens et des gamins qui crient, avec seulement un dresseur pour rassurer sa bête, un peu tendu pour les yeux du badaud quand-même si l’oiseau venait à paniquer. Dans le même ordre d’idée il était tout à fait possible d’escalader les flancs et les murs extérieurs du château, aucun barrière ou pancarte n’interdisant la chose… Bien plus tard, vous verrez qu’on a également visité une autre citée médiévale dont on pouvait faire le tour par les remparts… qui ne possédaient aucune rambarde côté intérieur et pouvaient pourtant culminés à plus de 8m de haut, le tout avec des passages de moins de 40cm de large ! Totalement inconcevable maintenant en France et pourtant au Portugal tout est comme ça. Peut-être que les portugais sont moins cons et s’auto-gèrent contrairement aux français trop sûrs d’eux, d’où très peu d’accidents et cette politique. Peut-être encore qu’au Portugal les personnes accidentées n’attaquent pas les responsables/municipalités ou que la justice est faite de telle manière où c’est : “t’y es allé alors que le panneau disait que c’était dangereux, t’es tombé vu qu’il n’y avait pas de barrières, bin tant pis pour ta gueule mon gars !”. Personnellement je préfère mille fois ça au principe de sécurité ridicule à la française, mettant des barrière partout pour éviter le moindre bobo, de peur d’être attaqué et coupant ainsi des pans entiers de visites potentielles vraiment intéressantes. Donc sachez-le : les explorateurs seront ravis d’enfin pouvoir laisser libre cours à leur curiosité, les parents auront tout intérêt à bien tenir leur enfants pour éviter un éventuel accident grave.

    HéhéHoho

    "On s'fait un peu chier quand même !"Cool le rapace, heureusement car beaucoup d'autres ne portaient pas de lunettesTel un hiboux !!

         La redescente a été pour nous l’occasion de passer par l’autre côté de la “place plus moderne” avec une allée de cyprées bordant de vieilles bâtisses, super joli. Plus bas, le retour permet de découvrir d’autres ruelles de la vieille ville qui reste animée et vivante malgré son âge.

    Place "moderne" côté droit dans le sens de la descente, tès romaine cette allée non ?Une place parmis d'autres

         Enfin,  le retour au camion côté “ville moderne” nous a donné l’occasion d’observer les plus hauts palmiers que nous avions jamais vus ! Ok ça n’a rien a voir avec tout le reste mais quand même, nous ça nous a quand-même impressionnés ! ;p

    "T'as vu ces palmiers sur le toit, trop rigolo""Ah bin i' sont pas sur le toit en fait !"

         Pour conclure une visite vraiment bien et à faire, plein de choses différentes à voir à la cool et gratuitement ! :D

    PS : d’un point de vue pratique, à Braga comme à Guimares nous avons opté pour les parkings payants plutôt que de tourner des heures dans l’espoir de trouver une place gratuite, d’autant qu’avec notre gros machin il faut déjà une belle place…

    Braga (mercredi 07/08/2013 – Partie 1/2)

          Après Saint-Jacques-de-Compostelle nous avons pas mal roulé pour nous rapprocher au plus de la frontière portugaise. Le choix avait été fait d’entrer au Portugal au nord par le centre afin d’arriver directement sur Braga puis Guimares, tout en profitant de la traversée du parc national de Peneda-Geres.
         Nous avons donc passé la nuit sur le bord de cette route, non loin de Celanova. Rien de palpitant ici, c’était vraiment à l’arrache, trop près de la route, aucun avantage, si ce n’est de nous avoir évité tout détour en pleine nuit. Il y a certainement mieux à faire lorsqu’on regarde une carte un peu à l’avance et qu’on planifie l’arrêt…

         Le lendemain nous revoilà donc partis sous un ciel chargé, pour traverser dans un premier temps le parc national côté espagnol. C’est joli P1090090et sauvage, les amoureux de la “petite montagne” aimeront certainement, mais malheureusement pour nous la pluie s’en mêlera vite. On enfile donc les petites virages et les kilomètres, la route restant agréable et sécuritaire, quand on tombe enfin après un dernier virage sur la frontière portugaise ! Le petit poste frontière que nous passons est logiquement désert depuis l’ouverture de l’union européenne, nous passons donc côté portugais sans problème : “mais chè chuper” !  ;p
         C’était la 2ème fois de notre vie que nous passions cette frontière (1ère fois quand on était allé à Fuerteventura, on prenait le ferry à Portimao) et décidément ce qui frappe c’est la médiocrité des routes portugaises ! Mais vraiment : dans les 2 cas, à peine la frontière passée, on se retrouve d’une route en bon état et bien entretenue à une route complètement pourrie et ici avec des arbres entiers qui empiètent sur la route. Heureusement ce n’est pas du tout le cas partout, mais on dirait vraiment qu’ils cherchent à donner la pire impression possible à l’automobiliste rentrant sur le sol portugais (pour Fuerteventura, c’était la 1ère fois de ma vie que je voyais des gros nids de poules sur une autoroute, ahurissant) ! Il faut dire que le Portugal est le pays ayant le plus fort taux de mortalité sur les routes en Europe (les portugais au volant font un peu tout pour rester leader dans ce domaine on dirait), c’est donc peut-être pour mettre tout de suite les nouveaux arrivants dans le bain…  (-_-)
         Ceci étant dit, après avoir survécus à la redescente du versant portugais sur une route vraiment ultra pourrie, super étroite et avec des gens en face très limites ;  nous sommes arrivés au lac de la réserve, malheureusement toujours sous la pluie. La vue restait vraiment belle et le coin doit être très agréable lorsqu’il y a du soleil. Ceux qui préfèrent les lacs à la mer seront donc ravis ici, mais la verdure de l’endroit laisse présagé que les grosses chaleurs doivent être relativement rares ici…

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          On continue notre chemin sans encombre jusqu’à Braga, si ce n’est qu’on croise un camion fraichement retourné sur la route, normal… A Braga il pleut toujours et la visite n’est donc pas forcément fameuse. C’est tout de même l’occasion de déambuler dans le petites ruelles piétonnes sympathiques et de découvrir les monuments qui sont ici nombreux, la vieille ville ayant une histoire riche. Le soleil daignera même se montrer, nous permettant de faire plus de distance et de constater comme dans cette ville l’ancien côtoie de près le tout nouveau, le tout se mariant pas trop mal au final.

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           Au final, même si sur le coup je n’avais pas eu une excellente impression de cette visite, je pense que par météo clémente la ville doit valoir pas mal le coup, d’autant qu’elle n’est vraiment pas très loin de Guimares, qui elle vaut vraiment le coup !

    mardi 27 août 2013

    Saint-Jacques de Compostelle (mardi 06/08/2013 – partie 2/2)

         Après notre bonne nuit de sommeil à Colunga, nous allons donc à Santiago de Compostela, étape prévue sur notre itinéraire. Bon je ne vais pas vous faire tout le blabla historico-religieux sur cette ville, d’une part parce que je ne l’ai moi-même pas vraiment retenu, d’autre part parce que vous trouverez tout ça dans n’importe quel guide ou page Wikipedia.
         Par contre, ce que je peux déjà vous dire c’est qu’il y a beaucouuuuuuuuuup de pèlerins qui y vont. C’est qu’est-ce qu’on peut en croiser sur la route pour y aller : à vélos ou, pour la plupart, à pieds. Et les mecs sont chauds : ils se tapent des centaines et des centaines de kilomètres pour arriver enfin à destination. Pour vous dire, des départs se ferait même depuis le Puy-en-Velay (Pauline si tu me lis, peux-tu confirmer ?). Beaucoup verront là un acte de foi irréfutable, d’autres (comme moi) resteront plus dubitatifs sur l’utilité de faire tant de kilomètres à pattes, souvent sous la flotte (oui parce qu’il pleut souvent en plus sur la route pour y aller), pour mille motifs tous plus obscurs les uns que les autres…

         Et là c’est le drame, car c’est là où je m’attire la foudre des éventuels croyants parmi mes lecteurs ! Car oui très chers lecteurs, je suis très globalement réfractaire aux religions (à toutes les religions), car j’estime que même si elles ont pu avoir une indéniable utilité dans l’histoire de l’humanité et de la civilisation, depuis trop longtemps elles sont surtout motif à se foutre sur la gueule ou à lobotomiser les foules. Après je peux comprendre le principe de la foi et dans l’ensemble je respecte poliment tant que ça reste personnel ; par contre, quand on passe un tant soit peu dans l’obscurantisme (trop souvent à mon avis), là, ça ne le fait plus du tout. Au moins vous serez prévenus pour la suite, je ne suis pas neutre du tout à ce sujet dans ce que je commenterai au sujet de ce genre de visites, à vous de vous positionnez en fonction de votre sensibilité !  ;)

         Beaucoup de pèlerins donc, mais aussi beaucoup de touristes comme nous, venus voir cette fameuse ville (classée au patrimoine mondial de l’UNESCO quand même). La plus grosse “attraction” reste la cathédrale qui en impose sévère. On pourra s’interroger, comme pour tout édifice de ce type, de l’éventualité d’avoir utilisé tout l’argent nécessaire à la construction, à la décoration, puis à l’entretien du bazar à d’autres fins utiles ; mais ceci est une autre histoire… Dans la cathédrale ça reste de l’imposant avec, outre le bling-bling habituel des zinzins en or décoratifs, une coupole centrale sur laquelle est peint un œil inquisiteur et où est suspendue une énorme poulie permettant de faire balancer à la main le “botafumeiro” (le truc qui fait de l’encens), impressionnant. 

    Fat   Une sacrée hauteur sous plafond, une sacré balaçoire et tout en haut "guess who's watching you ?" 

         Outre la cathédrale, la vieille ville regorge de belles places et autres monuments valant le détour (passer la souris sur les photos pour les noms). C’est juste dommage, selon moi, que les lieux soient infestés de vendeurs ambulants, d’artistes de rues et surtout de petits commerces vendant des t-shirts Hello-Kitty au milieu de statuettes de saints, de bâtons de pèlerin et autres coquilles Saint-Jacques en plâtreCa m’a vraiment donné l’impression d’être dans le “Disneyland des catholiques” et dans l’ensemble j’ai plutôt été déçu car je m’attendais à plus venant d’une ville dont on entend si souvent le nom. Après ceci est à nuancer : on y est allé en août donc période la plus blindée de monde, gageons que c’est bien différent en dehors de l’été.

    La "praza da Quintana de Vivos" côté arrière de la cathédrale......et côté monastère (de San Paio de Antealtares)

    La "praza das Praterias" avec sa fontaine aux chevauxLa "praza da Immaculada" avec le monastère de "San Martin Pinario" et un mini Ghandi tout blanc

    Non loin de là, bin content d'être heureuxLa même place vue de l'autre côté avec l'église "San Martin Pinario"Une des façades des commerces, avec un dessin de pèlerin franchement meugnon

         Ce qui m’a certainement le plus plu au final, ce sont les jardins un peu en retrait. Tout d’abord parce qu’ils offrent une très belle vue sur la vieille ville et ses monuments, on a alors le recul nécessaire pour avoir une vue d’ensemble et mieux se rendre compte de l’aspect colossal des édifices. Ensuite parce qu’ils sont beaux et bien entretenus, avec des arbres remarquables. Enfin parce qu’on peut y rencontrer des statues rigolotes et un peu incongrues.

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    Sylvebarbe sort de là !Des bô zarbresDes rands bô zarbres

    MmmmhHey !  :D

         Enfin, un autre truc qui m’a bien plu (traitez-moi de gros occidental superficiel, je le mérite) c’est que j’ai pu goûter mon 1er Burger King ! J’en avais beaucoup entendu parlé suite au seul qui s’est installé en France à l’aéroport de Marseille (je crois) et voulais donc me faire ma propre idée en Espagne où ils sont bien plus nombreux. Bin franchement, outre le décor dans celui-ci façon café américain avec les grosses banquettes rouges, c’est (sagrandmèrerlipopette) bon ! Si les boissons et les frites sont quelconques (encore que ça change quand même pas mal d’un pays à l’autre : gouttez donc l’Ice Tea en Espagne, c’est l’hyperglycémie assurée ! ;p ), les burgers eux sont vraiment un gros cran au-dessus que ceux des autres chaines. Le Whopper (le pendant du Big Mac de chez Mac Do) reste la référence :
    > le burger est 1,5 fois plus gros qu’un Big Mac,
    > avec de vrais bons ingrédients dedans (genre c’est de vraies grosses rondelles de tomates,de vrais gros oignons croustillants, de la vraie salade croquante et pas des morceaux tout rikikis sortis d’on ne sait où),
    > une sauce encore plus à tombée que celle du Big Mac,
    > et ajoutez à cela la possibilité de le prendre en simple (1 steak), double (2 steaks) et même triple (oui oui, 3 steaks) ! J’ai testé la dernière option au Portugal vers Guincho il n’y a pas très longtemps, et bien ça cale vraiment ! Disons qu’il vaut mieux n’avoir rien bouffé durant la semaine qui précède le triple Whopper).
    Franchement ils ne se foutent vraiment pas de la gueule du client à ce niveau et je comprends dans une certaine mesure l’engouement eu par certains en France (pi en plus on a droit à des couronne gratos, et ça c’est vraiment la classe royale) !  :)
          Sinon pour finir cet article sur une note un peu moins consommation/mondialisation : j’ai appris lors de cette visite que la Galice faisait partie des nations celtes, je ne pensait pas vu l’éloignement géographique par rapport aux autres mais pourquoi pas après tout (le climat s’y prête bien en tout cas et ils ont des “Gaïtas”, l’équivalent du biniou breton, ça ne peut donc être que des gens biens) !  ;p

    "Le roi du burger !"La Galice fait donc bien partie des peuples sympatoch' !

    Plage Colunga (mardi 06/08/2013 – partie 1/2)

    DSC09386Y'a même des tables de pic-nique à Colunga !

         C’est y est, le trip commence vraiment ! Fini le confort de l’appart de nos amis ! “On the road again” avec entre autre les arrêts dodo à l’arrache qui s’imposent (de préférence près des plages pour profiter d’éventuelles : toilettes/douches..!  ;)

         Donc après Mundaka le lundi, on a bien roulé afin d’arriver pas trop tard à Saint-Jacques-de-Compostelle le mardi. L’arrêt s’est donc fait en pleine nuit assez tard. On s’est d’abord arrêté à la plage de La Isla où il y a avait beaucoup trop de bruit car la plage était directement dans le village, puis à celle de Colunga qui fut la bonne pioche : plage éloignée de tout, juste quelques restos, des belles places pour se garer et même des toilettes ! Ca pourra paraître débile à beaucoup de lecteurs, mais en trip en camion, vu qu’on a l’électricité en général, le seul truc qui manque vraiment c’est l’eau, donc le moindre point d’eau pour quoi que ce soit est très bon à prendre ! Je vais ainsi, pour chaque ZZz spot, préciser les “commodités” qu’on y trouve (en espérant aider les prochains éventuels…) !  ;p

         Sinon la plage en elle-même paraissait sympa : c’est en fait une rivière qui débouche à cet endroit, la plage est bien grande à marée basse sans trop de monde dessus et les arbres aux alentours donne un aspect bucolique. Quand on partait, il y avait de petites vagues attirantes mais dans trop peu d’eau, il y a certainement moyen que ça marche quand la houle rentre.

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    • Parking : goudronné avec de belles et longues places en épis, en grand nombre qui plus est.
    • Tranquillité : très bonne la nuit si on reste à l’écart du resto juste en face de la plage. Le matin pas trop de monde et ça se gare justement plutôt vers le resto qui est plus près de la plage.
    • Toilettes : oui, tout au bout après le resto dans une petite cabane sur la gauche. Pas tip top propreté mais ça passe. Ouvertes la nuit.
    • Douches : oui en bas des marches quand on va sur la plage.
    • Recharge en eau : oui au robinet dans toilettes mais pas beaucoup d’espace : petites bouteilles juste.
    • Autres : table de pic-nique juste en face des places, cool !

     

    PS : tant qu’on y est, un petit topo rapide sur les coûts routiers en Espagne…

    Dans l’ensemble les autoroutes espagnoles sont peu chères (en tout cas comparées à la France), avec souvent la possibilité de prendre des nationales gratuites et tranquilles (du style en Andalousie) en alternative. Par ailleurs bien distinguer les “autopistas” (équivalentes à nos autoroutes, payantes donc) des “autovias” (équivalentes à nos 4 voies rapides, gratuites donc, avec cette fois la nuance que les limitations de vitesses sont les mêmes que sur “autopistas”). Il y a de très gros tronçons qui sont directement en autovias, d’autres où les autovias sont des alternatives qui rallongent à peine le trajet !  :)
    Rappelons d’ailleurs ici que les limitations de vitesse sont, tout comme au Portugal, débiles : 120 sur autoroutes et… 100 sur routes => tu te moques de moi-même ?! Surtout quand on voit comme certaines nationales moisies (mais vraiment) sont quand-même à 100, alors que même-moi n’ose pas dépasser les 60, et tandis que la belle autoroute 3 voies d’à côté est à peine à 120… >_<’
    Donc ça peut franchement valoir le coup de prendre même les nationales (à simple voie) selon où on se rend !

    Concernant l’essence, il est établi depuis toujours qu’elle est moins chère en Espagne (comme les clopes, l’alcool ou autres saloperies d’ailleurs). Malheureusement pour l’essence, ou pas d’ailleurs (selon si je me place du côté du consommateur ou de celui de l’écolo) ; cette vérité générale n’est plus exacte depuis peu… En effet, la crise aidant, le gouvernant espagnol a décidé de taxer méchamment l’essence pour renflouer les caisses. Le bilan des courses fait que l’Espagne s’est grosso-modo calquée sur la France et donc que 'l’essence sort dorénavant à un prix tout à fait équivalent, voir souvent plus cher. Méfiance donc si vous comptiez faire votre plein côté espagnol une fois que la loupiotte de la réserve s’allume : vous risquez d’avoir une mauvaise surprise !
    Toujours pour l’essence, en Espagne ils n’ont pas de pompes dans les supermarchés, inutile donc de chercher le méga Carrouf’ du coin pour avoir de l’essence moins chère (vous reviendriez brecouille) ! Il faudra donc plutôt chercher des grosses stations services (Repsol ou autre) et même comme ça, le prix peut franchement varier d’une ville voisine à l’autre ! Pas vraiment de stratégie donc, si ce n’est d’essayer de voir l’évolution du prix en passant devant les stations, tant que le prix baisse c’est bon, mais il faut prendre le risque que la prochaine station ne fasse pas le “râteau” avec une hausse de 15 centimes dans les dents. Pour donner une idée : nous concernant, quand nous sommes partis de Perpignan, le diésel était à 1€29/L à Carrefour et Leclerc, en Espagne on a été heureux de le trouver à 1€35/L, c’était plutôt dans les 1€40/L en moyenne.
    Par ailleurs, ne vous étonnez pas en Espagne de voir le mec venir vous servir : ça ne vous coûtera pas plus cher et c’est… “traditionnel” selon les endroits. Personnellement je n’aime pas du tout (faut dire qu’en général je n’aime pas me faire servir) mais ça pourra faire plaisir à ceux qui ont horreur de l’odeur d’essence sur les mains par exemple.
    Et pour en finir avec l’essence en Espagne : il y a très très peu de pompes automatiques par carte, attention donc de ne pas tomber en rade vers 00h-1h du matin sous peine de risquer de vous retrouver à la prochaine station service devant une porte close..!  ;)